Archive pour la catégorie ‘Mexique’

Le Yi King, une rencontre.

Dimanche 25 mars 2012

J’ai découvert le Yi King au tout début des années 80.

Je participais à un groupe franco-mexicain d’inspiration Taoïste.

Notre quête était sincére, échapper à toute forme de conditionnements.

Sur ce chemin, souvent difficile voire périlleux, le Yi King nous aidait.

Nous étions des traqueurs de l’invisible, des chasseurs de conscience.

Depuis  »Le livre des changement » ne m’a plus quitté.

Amitiés: Claude Sarfati

Dia de muertos

Mardi 1 novembre 2011

La fête des morts est une fête d’une grande importance au Mexique. Elle se déroule en effet, pendant 2 jours, le 1er et 2 novembre juste après la fête de Halloween qui n’a aucun rapport. C’est aussi une occasion pour se retrouver en famille.

Tout le monde, un jour ou l’autre, est confronté à la mort, que ça soit par la sienne ou celle d’un proche. De nombreux rituels, spécifiques à chaque culture, ont été développés pour permettre aux vivants d’accepter la mort ainsi que pour aider le défunt à accéder à accéder à son nouvel état méta-physique.

La fête des morts, vieille d’environ 3500 ans, découle de nos jours de plusieurs traditions.

Lors de l’époque de Moctezuma (dernier empereur Aztèque), les habitants du Mexique avaient l’habitude de venir plusieurs fois par an sur les tombes des morts. La famille du défunt dansait, chantait et laissait des offrandes afin de pourvoir aux besoins du défunt dans l’au-delà.

En réalité, les Aztèques pratiquaient 2 fêtes majeures: une pour les enfants (Miccaihuitontli), et une pour les adultes (Hueymiccalhuitl). La petite fête était célébrée 20 jours avant la grande.

Les Espagnols, eux, avaient l’habitude de venir dans les cimetières pour y déposer du pain, du vin et des fleurs pour la Toussaint. Les Espagnols pensaient que les âmes parcouraient la Terre et flottaient autour d’eux. Tous craignaient qu’elles s’abattent sur eux pour les emporter avec elles. C’est pourquoi ils préparaient des autels avec du vin et du pain pour les apaiser. Des cierges les guidaient jusqu’à l’autel.

Le rituel Aztèque n’a donc pas été éradiqué par les Espagnols en les convertissant au catholicisme. La date a juste été fixée afin qu’elle coïncide exactement avec le jour de tous les saints, le 1er et 2 novembre, à la place des 2 précédentes fêtes séparées de 20 jours).

De nos jours, une autre culture vient s’ajouter à cete fête. L’arrivée des âmes des enfants le 31 octobre coïncide avec la fête d’Halloween. C’est pourquoi on rencontre dans les rues des enfants déguisés en Dracula, momies et autres morts vivants tenant une citrouille. Ils ne disent pas « trick or treat », mais « calaveras » selon la tradition del dia de los Muertos, afin d’obtenir des friandises ou des pièces de monnaie.

Le rituel et les célébrations

Ce jour de la fête des morts, les familles vont rendre visite aux tombes de leurs ancêtres et les nettoient, les décorent, leurs mettent des fleurs (spécialement des fleurs oranges appelées zempaxuchitl) ainsi que des bougies. Les âmes des défunts reviennent sur Terre suivant un certain ordre. Il convient alors de leur donner les offrandes appropriées.

Les personnes décédant durant le mois précédent ne reçoivent pas d’offrande car elles n’ont pas eu le temps de demander la permission de retourner sur Terre.

Pour les enfants morts avant d’avoir été baptisés, on offre des fleurs blanches et des cierges. Pour les autres, on apporte des jouets.

Pour les adultes, on apporte des bouteilles de tequila.

Des offrandes sont aussi faites dans chaque maison sur des autels situés dans les chambres des défunts, plus ou moins décorés et remplis selon les familles.

On y trouve: du copal dans son encensoir, des fleurs porte-bonheur, des cierges allumés, des photos représentants le défunt de son vivant, des têtes de morts en sucre ou en chocolat, des fruits, le pain des morts, des bonbons, de la nourriture que le défunt appréciait le plus, des boissons, de l’eau bénite et diverses offrandes particulières au défunt (tabac, poteries…).

Les têtes de morts portent sur le front les prénoms des morts. Bien qu’elles soient généralement représentatives du défunt, elles peuvent se déguster.

Les Aztèques et autres civilisations gardaient comme trophée les crânes des vaincus et les rassemblaient lors de la fête des morts. Ces crânes symbolisent le mort et la renaissance.

Pour guider les âmes, un chemin de pétales de fleurs est réalisé de la rue jusqu’à l’autel. Des prières sont récitées et de la musique est jouée. Les Mexicains, qui sont presque tous catholiques, débutent leur journée en priant les défunts, et la terminent en buvant à leur santé.

Le mexicain n’a pas peur de la mort, il se moque d’elle, joue avec, et même cohabite. C’est une coutume qui pour nous, nous semble choquante voire provocante car la mort est traitée comme un personnage quasi humain avec familiarité et dérision…

Ne serait-ce pas tout simplement une autre manière d’aborder la vie et par là même d’intégrer plus naturellement et sans honte cette mort qui nous fait peur et nous fascine ?

Les enseignements du Nagual (Tonal et Nagual)

Dimanche 2 octobre 2011

Tonal et Nagual

Les enseignements de Juan Matus ont été décrits en détail par Carlos Castaneda — notre contemporain de Los Angeles. Ses livres connus de nous ont été édités dans la période de 1966 à 1987. Nous connaissons également le livre par D.C. Noel Rencontrer Castaneda, qui contient des entrevues avec lui.

Il doit être noté tout de suite que dans ses livres Castaneda décrit la période de son rapport avec don Juan qui a duré pendant environ trois décennies. Au cours de cette période, c’était non seulement Castaneda qui a avancé dans son développement, mais également don Juan lui-même. En lisant les livres de Castaneda, on peut voir les débuts ainsi que le développement de la recherche spirituelle personnelle de don Juan, qui n’était pas sans erreurs. C’est pourquoi le concept spirituel de cette École doit être évalué non sur ce que don Juan a fait au cours de ces décennies, mais sur ce qu’il a atteint vers la fin de sa vie terrestre.

Ainsi, le futur auteur de livres à gros tirage au sujet de l’école de Juan Matus, Carlos Castaneda était un étudiant préparant une licence d’enseignant dans une université aux États-Unis, se spécialisant en anthropologie. Il a dû rassembler le matériel pour sa thèse, alors il est allé au Mexique étudier l’expérience des Amérindiens qui employaient des plantes médicinales et psychotropes. À son arrivée au Mexique, il a commencé à rechercher des personnes compétentes en cette matière. Il fût présenté à un Amérindien, dont le nom était Juan Matus, qui accepta de fournir les données nécessaires dont il avait besoin gratuitement.

Ils ont fait connaissance, ensuite leur travail commun commença. En temps opportun, Castaneda découvrit que don Juan possédait non seulement la connaissance au sujet des qualités des plantes, mais également au sujet de l’art ancien de la sorcellerie amérindienne toltèque. D’ailleurs, don Juan s’avérait être un sorcier lui-même. Pour la première fois dans sa vie, Castaneda se trouva confronté à des phénomènes qui étaient au-delà de ses croyances séculaires et religieuses. En guise d’exemple, il s’avérait que les lézards pouvaient parler, les gens pouvaient voler avec leurs corps, extraire diverses choses hors de nulle part, et ainsi de suite. Castaneda s’est trouvé captivé par tout ceci et y était intéressé en tant que scientifique, c’était un nouveau domaine de connaissances pour lui.

Une fois, don Juan invita Castaneda à une réunion où ses associés prenaient des substances psychédéliques faites maison. Castaneda en consomma lui aussi. Et ce qui ce produisit ensuite fît que don Juan, pour la première fois, vît Castaneda en tant que disciple prometteur.

Don Juan était un mystique; il percevait le monde entier d’une manière mystique. En particulier, il attachait une grande importance aux prétendus signes venant à lui d’une autre réalité.

Il arrivait que Castaneda, en avalant du peyotl, commence à jouer un jeu étrange avec un chien. Ils commençaient par s’uriner l’un sur l’autre… C’était le comportement du chien, absolument hors de l’ordinaire pour un chien, qui était important ici. Cela a été interprété par don Juan comme un signe de Dieu (Qui était nommé Puissance dans cette tradition) indiquant l’importance de Castaneda qui n’était pas un Amérindien avait pour cette l’École. Après ce moment, Castaneda est devenu un membre de la partie (c’est-à-dire, du groupe) des disciples de don Juan. Et don Juan commença à l’initier graduellement dans la connaissance secrète de son École.

Quelles étaient les vues conceptuelles de cette École?

L’univers se compose de deux mondes parallèles; le premier d’entre eux s’appelle le tonal (c’est-à-dire, le monde des choses matérielles) et le second — le nagual (le monde immatériel).

Nous communiquons avec le monde de la matière par la soi-disant première attention, transmit par les organes des sens du corps physique.

Pour devenir capable de connaître le nagual, on doit développer la deuxième attention, la clairvoyance.

Il y a également la troisième attention, au moyen de laquelle on perçoit le Créateur et Sa Manifestation, que don Juan mentionnait en tant que Feu.

Selon la mythologie partagée par les prédécesseurs de don Juan, le monde est régi par l’Aigle divin universel. C’était leur concept de Dieu. Bien que cela semble fantastique, c’est monothéiste.

Cet Aigle Se nourrit des âmes humaines qui quittent leur corps. Mais l’Aigle confère également la chance à certains d’éviter Son bec après la mort et de réaliser l’immortalité, à condition que pendant la vie dans leur corps ils aient acquis les qualités nécessaires pour cela, qu’ils se soient développées comme consciences au niveau nécessaire, et qu’ils aient obtenu la puissance requise.

Ce concept contenait un élément de peur, qui était censé forcer une personne à faire des efforts afin de se perfectionner. Mais, comme Jésus-Christ, don Juan était fortement opposé à cette attitude envers Dieu, qui était basée sur la peur. Il disait que pour approcher Dieu, on doit prendre le chemin du cœur — qui est le chemin de l’Amour. Il est intéressant de constater que don Juan soit venu à cette compréhension indépendamment de l’influence d’autres traditions spirituelles. Il n’était pas au courant des enseignements de Krishna ou de Jésus-Christ, n’avait jamais lu des livres soufis ou taoïstes. Il est évident qu’il n’avait pas lu le Nouveau Testament; autrement il l’aurait certainement cité.

à suivre;-)) Claude Sarfati