Bonne année du Cheval de feu!

L’année du Serpent de Bois arrive à son terme, laissant place dès le 17 février à celle du Cheval de Feu. Cette alliance du 7e signe du zodiaque chinois et de l’élément Feu annonce une année 2026 particulièrement intense. Place à l’audace et à la nouveauté !

2026, une année de mouvement et de renouveau

Le Cheval est un signe du zodiaque chinois qui symbolise l’énergie et le mouvement, la liberté et l’indépendance, la détermination et l’audace. Les années placées sous le signe équin sont ainsi marquées par des changements rapides où le dynamisme et la prise de risques sont récompensés. L’élément Feu auquel l’astrologie chinoise attribue la passion et l’énergie va renforcer l’influence du Cheval et rendre 2026 d’autant plus flamboyante et instable. Cette combinaison explosive qui a lieu tous les 60 ans (alternance des 12 signes du zodiaque chinois et des 5 éléments chaque année) annonce ainsi une année propice aux grandes transformations (réformes, réorientations, projets ambitieux) sous le signe d’une énergie créative intense qu’il faudra toutefois veiller à canaliser.

Galopa, cheval de feu dans la franchise Pokémon, par la graphiste Atsuko Nishida ©Nintendo / Creatures Inc. / GAME FREAK inc.

Le cheval, monture sacrée des kami

Dans les sanctuaires shintô, il n’est pas rare de voir des représentations d’animaux et le cheval a une place de choix car dans la religion autochtone, l’animal est la monture sacrée des kami, divinités indigènes de l’archipel nippon. Durant l’époque de Nara (710-794), selon la tradition du shinme (神馬 « cheval sacré »), des chevaux étaient offerts aux sanctuaires en guise d’offrandes votives pour obtenir des dieux la pluie ou le beau temps.

Shinme, statue de cheval en bronze au sanctuaire Kamisaki-jinja à Handa (Aichi) – Photo de Yanajin33 (Wikimedia Commons)

Ema au sanctuaire Tsurugaoka Hachiman-gu à Kamakura (Kanagawa) – Photo de Fg2 (Wikimedia Commons)

Les bushi, cavaliers archers et le tir à l’arc à cheval rituel yabusame

Quand on parle de cheval au Japon, vient sans doute directement en tête l’image du samouraï sur sa monture. Avant d’être appelé samurai (侍), pour parler de la classe guerrière, on utilisait le terme bushi (武士). Ces « guerriers gentilshommes » sont représentés sur de nombreuses estampes ukiyo-e. Si la paire de sabres traditionnels (katana et wakizashi) symbolise les samouraïs de l’ère féodale, l’arme principale des bushi était l’arc yumi. Aujourd’hui, cette tradition militaire n’est pas perdue avec la pratique du yabusame, tir à l’arc à cheval rituel pratiqué lors de cérémonies religieuses dans des sanctuaires shintô.

Illustration d’un samouraï sur son cheval circa 1878 à la Library of Congress

Des statuettes en terre cuite aux petits chevaux en bois

Les chevaux d’Asie centrale ou des steppes asiatiques sont arrivés sur les îles japonaises au 3e siècle de notre ère avec des tribus de cavaliers venues du nord, de la Corée. Avec cette migration coréenne à la période des Kofun (250-538), un nouveau type de sépulture apparaît : les kofun (古墳 « tumulus »). Pour accompagner les seigneurs de guerre dans leur voyage vers l’au-delà, étaient placées, autour des monticules massifs en forme de trous de serrure, des statuettes en terre cuite appelées haniwa (埴輪 « cylindres de terre cuite ») représentant des guerriers et des chevaux.

Haniwa du 6e siècle au Musée national de Tokyo – Photo de PHG (Wikimedia Commons)

Dans le Tôhoku, région du nord-est du Japon où l’élevage équin est important, des artisans perpétuent la tradition de plus de 1 500 ans de réaliser des petits chevaux en bois richement décorés dont les plus connus sont les Miharu-Goma pour Fukushima et les Yawata-Uma pour Aomori. Les départements de Miyagi et d’Iwate ont aussi une production locale de ces jouets baptisés respectivement Kinoshita-Goma et Chagu Chagu Umaka. La boutique française Madame Haori chine au Japon pour ses clients divers kimonos et objets traditionnels et artisanaux et vous pourrez y acheter des haniwa et même des Miharu-Goma.

Miharu-Goma dans un catalogue de jouets Unai no tomo de 1891 au Metropolitan Museum of Art de New York

Du 17 février 2026 au 7 février 2027, l’année du Cheval de Feu s’annonce d’ores et déjà explosive avec son lot de changements et une énergie créative à appréhender pour vivre 12 mois sous le signe du renouveau et de la passion, de la liberté et de l’audace. Une chose est sûre : il ne faudra pas avoir froid aux yeux !

Source: David Maingot

Journal du Japon

Amitiès,

Claude Sarfati

UN LIVRE-DEVENIR

Transformer le monde entier en espace intérieur. (Rilke)

D’abord la nuit du monde – insondable, « le flux de l’obscur qui monte en houles » (José Angel Valente). Chaos, confusion, aveuglement. Puis, lentement, les yeux s’accoutument aux étoiles peuplant l’obscurité. Les choses semblent s’ajuster, sortir de leur torpeur, obéir à des rythmes. Apogée – déclin, vie- mort, actif – passif, plein – vide, aller – retour. Ce qui s’en va revient, ce qui revient s’en va. Cycle sans fin, changement perpétuel. Il n’est d’immuable que la transformation, socle mouvant du monde. Danse des atomes, succession des métamorphoses: le passage est la seule règle.

En vérité, les anciens Chinois ne s’intéressent guère à l’être, figure arrêtée, concept pétrifiant la vie. A l’écoute des qualités du réel, ils y découvrent, à l’instar de Nietzsche, « le changement, le devenir, la pluralité, l’opposition, la contradiction, le combat », à ceci près qu’ils perçoivent de tels mouvements sous le signe fluide de l’interdépendance. Le devenir dont ils s’efforcent de prendre la mesure n’est pas simplement une ligne horizontale glissant vers l’infini, mais une spirale s’éloignant – revenant dans la verticalité de l’espace – temps. Sur cette spirale, rien n’existe isolément. Tout fait écho, tout communique; les notions de centre et de confins s’évanouissent. Sort commun de l’univers, la transformation apparaît réglée par des lois. Au sein de ce flux, « écoulement sans doute absolu » (Nietzsche), certains éléments reparaissent en même nombre dans les mêmes circonstances. Éternel retour du même. Comme si l’entropie empruntait toujours un nombre délimité de figures.

Figures repérées, dénombrées et classifiées dans un livre singulier, deux fois millénaire, à la fois dispositif stratégique et opus in progress: le yi king ou « Classique des changements ». A l’origine, deux signes épurés, radicalisant la représentation du réel: un trait plein, ——–, un trait brisé —  —, soit l’alternance rythmique du yang  et du yin. Noire ou croche, la vie est affaire de musique –  » le yin et le yang, dit Tchouan-Tseu, concertent et s’harmonisent ». Le doux s’affermit, le dur s’attendrit; toute chose appelle d’elle-même autre chose qu’elle-même. Parvenue au sommet de sa tension  énergétique, le cube est si cubique qu’il en devient sphère – et quand la sphère trouve sa perfection, elle rebascule dans son devenir-cube. Au fond, chaque état de l’univers peut être saisi comme une symbiose particulière de données yin et yang.

Par alternance et dédoublement de deux traits fondateurs, naissent les soixante-quatre hexagrammes sur lesquels s’établit le yi king. Ces signes d’avant l’écriture, d’avant même la confusion des langues, modélisent les lois du changement. Théâtres en miniature des potentialités humaines, « briques » de l’espace-temps, ils offrent une géométrie universelle en prise directe avec la palette des phénomènes. Derrière la discontinuité visible, formant une sorte de double précis et éprouvé de la vie. En exact miroir du monde qu’il décrit, rythme et pénètre, le yi king est un livre-devenir, un système ouvert condensant la diversité du vivant, où le linéaire cède la place au circulaire, au « germinatif » (Abellio). Par le jeu incessant et rigoureux des mutations, chaque hexagramme porte en germe l’ensemble des autres. Énergétique généralisée, connaissance par les traits. Livre d’un présent continu, qui met au jour l’ossature du temps.

Le yi king n’est « voyant » que dans la mesure où il donne à voir. Boussole du temps, il sonde uniquement le nord du possible. Il ne prédit rien, mais oriente le consultant vers le « juste milieu » (le « centre », diraient les taoïstes) d’une situation. Il ne prévoit pas, mais tempère l’imprévisible. A la pensée généalogique, régie par la fiction opérante du moi et de la causalité, il oppose l’émerveillement analogique. A la succession, la simultanéité. A la séparation, la ressemblance, où abolit la distinction de l’être et du faire. La réponse du yi king vient le plus souvent comme re-connaissance d’une question autre, bien plus vaste que celle posée. Question qui n’appelle aucune réponse, sinon le feu insoupçonné de sa propre consumation. A cet instant, entre l’hexagramme – amas de savoirs successifs, dépôt d’une exceptionnelle densité – et la personne – feu d’artifice de particules chaotiques -, s’opère une coïncidence silencieuse. Celui qui s’ouvre au livre fait retour sur lui-même, interroge son centre de gravité, explore sa cosmologie interne. Attentif aux harmoniques de l’instant, il avance « vers le fond des choses où une loi originelle entretient leur croissance » (Klee).

Préface et traduction par Zéno Bianu

LIEOU YI-MING

THOMAS CLEARY

Yi King

Édition du Seuil

Tableau d‘Isabel Schiffmacker

Amitiés

Claude Sarfati

Le Livre de la Voie et de la Vertu par Le père Claude Larre

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Claude Larre (1919-2001)

Claude Larre  était  un homme (devenu Jésuite très jeune) qui contribua activement à ouvrir les yeux des Occidentaux aux richesses Orientales et plus particulièrement à la pensée chinoise. il est le fondateur de l’institut Ricci.

Sa traduction du Dao De Jing parue en 1977, puis republié en 2002 et en 2006 est un bijou,

Il m’a permis de redécouvrir un livre qui traîne dans mes affaires depuis près de trente ans.

Si vous ne l’avez pas, n’hésitez pas un instant à vous le procurer !

Voici, un passage de l’introduction de Claude Larre à sa traduction:

…Le chinois, qui s’écrit en idéogrammes, se développe ici en prose cadencée. Un souffle unificateur emporte tout : la magie du cinéma et du synthétiseur envahit notre esprit. L’esprit vient au contact, dans la fête des sens, avant même que l’on comprenne intellectuellement ce qui se dit. L’enchaînement logique est un enchantement : on sent le monde qui s’arrondit autour de soi, comme l’espace s’ouvre devant et se referme derrière un cavalier. La peine nous quitte avec le lâcher-prise et l’agrément d’une promenade à cheval lui succède. Car la perspective cavalière – toute la peinture de paysage le montre – c’est la perspective chinoise même.

Cependant, contrairement à l’opinion répandue qui voudrait que le Livre de la Voie et de la Vertu soit étrange, bordant l’incompréhensible, nous sommes de l’opinion que rien n’est plus facile à comprendre et à pratiquer.

« Mes paroles si faciles à comprendre

Si faciles à mettre en pratique

Personne ne les comprend

Personne ne les pratique »

Aussi longtemps que nous nous obstinerons à substituer à la logique du Dao De Jing, qui est la logique ordinaire chinoise du vivant, notre logique un peu mécaniste, informatisée aujourd’hui et pour tout dire arithmétique, nous peinerons à saisir un texte qui obéit plutôt aux nécessités d’un message qu’a celle d’un discours.

Dés que nous admettons être en présence de mieux qu’une doctrine, d’un manifeste pour exprimer l’indicible, l’innommable qui est au cœur de la vie, le texte devient accessible, car c’est souvent la dérive intellectualiste qui empêche de saisir le Lao zi.

Libérons donc en nous la puissance qui, par-delà la grammaire et la réflexion, permet de comprendre la leçon du Lao zi. Cessons de caresser des rêves et commençons enfin à apprivoiser la réalité.

Dao De Jing, Le livre de la Voie et de la Vertu, LAO ZI

Traduction et présentation de Claude LARRE  (p. 23)

Editions Desclée De Brouwer, Paris.

Bonne lecture,

Amitiès: Claude Sarfati

Le domaine mystérieux de l’acupuncture

De Saint-Paul-de-Vence et du monde extrêmement anormal de la parapsychologie, je me rendis à Turin où nous passâmes, ma femme et moi, une soirée mémorable à parler avec le docteur Quaglia Senta de ses expériences dans le domaine encore mystérieux de l’acupuncture (1). Les missionnaires jésuites furent les premiers Européens à signaler cette branche curieuse de la médecine chinoise. Mais  ce ne fut pas avant 1928 qu’un compte rendu complet et informé de l’acupuncture atteignit l’occident. Cette année-là, Soulié de Morant revint de Chine et publia son premier traité sur la question.

Aujourd’hui, plusieurs centaines de médecins européens (et un praticien Anglais isolé) combinent l’art médical de l’Occident avec l’ancien art de la Chine. Il se tient des congrès internationaux d’acupuncture, dont le dernier à la faculté de Clermont-Ferrand, et l’on rapporte que les médecins soviétiques prennent maintenant un vif intérêt à la chose.

Qu’une aiguille plantée à la surface de la jambe, un peu au-dessous du genou, affecte le fonctionnement du foie est évidemment incroyable. Si notre premier souci est de sauver non les apparences mais la théorie, nous sommes tentés d’ignorer le fait empirique et de considérer l’acupuncture comme une grossière superstition. Elle ne peut pas être vraie puisque, selon nos théories, elle ne veut rien dire.

Mais, pour les Chinois, elle dit beaucoup. Dans une organisme normal et sain, exposent-ils, il y a une circulation continuelle d’énergie. La maladie est à la fois une cause et un résultat d’un trouble de cette circulation. Des organes vitaux peuvent souffrir d’une déficience ou d’un excès de cette force vitale. L’acupuncture redirige et normalise le flot d’énergie.

Et cela parce que, empiriquement, les membres, le tronc et la tête sont parcourus d’invisibles « méridiens », liés de quelque façon aux divers organes du corps. On découvre sur ces méridiens des points spécialement sensibles. Une aiguille plantée à l’un de ces points affectera le fonctionnement de l’organe relié au méridien intéressé. En piquant un certain nombre de points judicieusement choisis, l’acupuncteur entraîné rétablit la circulation normale d’énergie et guérit le malade.

Une fois de plus, nous sommes tentés de hausser les épaules et d’affirmer que ça ne veut rien dire. Mais, en lisant les rapports du dernier Congrès d’Acupuncture, nous apprenons que des expérimentateurs ont pu, grâce à de délicats instruments électrique, suivre le trajet des méridiens chinois et qu’une piqûre bien située permet d’enregistrer des changements relativement considérables de l’état électrique. En somme, les bizarreries de l’acupuncture semblent bien entrer dans le domaine de nos théories familières.

Quoi qu’il en soit, le fait demeure que les méthodes chinoises sont très efficaces pour nombre de symptômes pathologiques. Parmi lesquels, et c’est très important dans l’état présent de nos affaires, divers troubles mentaux, comme la dépression et l’anxiété qui, à ce qu’il paraît, sont liés à des dérangements organiques puisqu’ils disparaissent dès que la circulation du flux vital est normalisée. Des résultats que plusieurs années de psychanalyse n’ont pas produits sont obtenus, dans certains cas, par deux ou trois piqûres d’une aiguille d’argent.

(1) Sur l’acupuncture, consulter l’ouvrage du Dr Further.

Quelle formidable machine que l’homme!

Article d’Aldous Huxley

Revue Planète  (1962)

Amitiés; Claude Sarfati

La bonne mesure avec le Yi King

 

Pour m’aider à  prendre les bonnes décisions  professionnelles dans cette nouvelle année, j’ai consulté le Yi King.

J’ai formulé ma question ainsi:

Que me conseille le Yi King concernant mon travail?

La première difficulté lorsque l’on veut interroger  l’oracle est la formulation de la question.

Au moment de l’écrire, tout en essayant d’être concis, synthétique, nous sommes envahis par une foule de questions, si proches les unes des autres que j’appellerai cela, une famille de questions.

C’est sûrement la raison de la lenteur du tirage traditionnel chinois à l’aide des baguettes d’achillée.

Cette technique, très ancienne mais toujours pratiquée demande un long moment pour fabriquer son hexagramme. Ce temps nous ramène au temps de la méditation prisée par les Orientaux.

Poser sa question en prenant le temps nécessaire, c’est déjà sortir du temps ordinaire pour entrer dans celui du Yi King. Le sens de la méditation est d’ailleurs expliqué par le Yi King à l’hexagramme n° 20: La contemplation.

La méditation ce n’est pas cesser de penser mais agrandir sa pensée, penser avec le regard à l’intérieur, à l’extérieur de soi. Penser avec sa peau qui capte des milliards de choses, penser avec son nez, ses yeux, sa bouche, son cœur. Rendre l’espace de sa pensée si vaste qu’elle est la méditation.

J’ai fait le tirage sur mon site, malgré l’aspect très aléatoire d’un tirage de Yi King sur Internet, par expérience, je peux vous affirmer que cela fonctionne et même très bien.

La réponse est la suivante: Tsie / La limitation, hexagramme 60 avec deux traits mutants à la deuxième et quatrième ligne. La mutation de ces deux traits donne l’hexagramme de perspective: Souei / La suite, hexagramme 17.

La limitation signifie donner un cadre à son action, définir ses objectifs, ses priorités, ses possibilités.

Il s’agit de trouver l’équilibre entre une limite trop sévère, trop contraignante qui inspirerait de l’amertume, de la contrariété et une limite trop laxiste qui ferait éclater le cadre.

L’objectif, est de continuer à proposer à ma mesure du travail de  qualité tout en tenant compte du moment particulier que nous traversons.

Cette fameuse Crise, sociétale, économique, politique, psychologique, environnementale, etc.

Ce n’est plus une Crise, c’est un bouleversement profond, spirituel, qui vient ébranler tout notre être.

Les priorités, c’est le Yi King, depuis 32 ans que j’ai croisé la voie de l’oncle Li, il est resté mon ami. De longtemps mon aîné, certes, mais un noble ami philosophe riche des ses 5000 ans et des ses dix mille façons d’être, de s’exprimer.

L’hexagramme nucléaire (que j’appelle le moteur de la situation, ce qui la motive) est: Yi / La nourriture, hexagramme 27.

 
Nous sommes ce que l’on nourrit en nous, la nourriture alimentaire évidemment, mais aussi la nourriture de l’esprit et des sens. La nourriture d’impression comme l’appelait Arnaud Desjardins.

Donc, reprenons, à la question: Que me conseille le Yi King dans mon travail? il m’est répondu: Yi / La mesure ou La limitation dont l’hexagramme nucléaire est Yi / La nourriture.

Ce qui nourrit mon esprit concernant le travail qui m’occupe, c’est en grande partie le Yi King. C’est donc cela qui m’est conseillé de transmettre en priorité, pour cela, il m’est conseillé d’agir dans un cadre qui ne soit pas trop rigide mais équilibré, allons voir les traits mutants:

 Vieux Yang (9) à la deuxième place:

Ne pas sortir apporte l’infortune

Chassez  vos hésitations: ne cultivez ni le doute ni de l’anxiété. Il est temps d’ agir et de le faire sans tarder ni tergiverser. Si vous ne saisissez pas l’opportunité qui se présente, vous allez rater quelque chose.

Hexagramme dérivé: 3 / Les difficultés initiales. Si le second trait hésite, ne saisit pas l’occasion du mouvement, il inaugure une période de longue incertitude, un retard bien supérieur à ce qu’exige la limitation ; mais peut-être ses moyens sont-ils eux-mêmes limités ?

 Vieux Yin (6) à la quatrième place:

La limitation satisfaite

Utilisez vos aptitudes pour organiser une discipline autour d’elles, et vous réussirez. Si vous n’écoutez pas suffisamment votre nature, vous ne pourrez atteindre des objectifs qui vous contraignent trop.

Hexagramme dérivé: 58 / Le joyeux. Confirme une sereine acceptation des circonstances.

 Au deuxième trait (Yang), il m’est conseillé d’être prudent; faire des choix c’est toujours prendre des risques, mais le pire danger c’est de rester paralysé par la crainte des réactions que vont entraîner les décisions à prendre et laisser passer le train… Décider, c’est cesser d’hésiter et cela doit rester intérieur, aucun intérêt de communiquer ses hésitations…

 Au quatrième trait (Yin), il m’est conseillé , d’échanger de partager avec les autres. Un coup Yang, un coup Yin, c’est bien du Yi King. C’est comme un souffle: retiens tes hésitations, relâche ce qui veut s’exprimer, de manière naturellement organisée.

Voyons maintenant l’hexagramme de perspective: Souei / La suite

Un très bel hexagramme dont le nucléaire est Tsien / Le développement, hexagramme 53.

Souei / La suite, c’est le courant porteur,  la voie,  la sérénité.

Voici la synthèse que je propose:

Question: Que me conseille le Yi King concernant mon travail?

Le Yi King me conseille de mettre un cadre solide mais souple (comme le bambou) à une action qui doit être fondée sur des motivations substantielles, nourrissantes. Éviter l’hésitation, dialoguer pour entendre l’écho de ce qui doit naturellement être fait pour partager développement et bien-être.

Voilà la façon que j’ai choisie pour vous expliquer comment j’ai l’intention de traverser cette année 2014 au travers de quelques changements qui visent à rendre plus accessible ( financièrement par une modification à la baisse de mes tarifs, dans la compréhension par des analyses exigeantes mais plus simples, par mon implication totale pour mener à bonne fin un vrai partage).

 

Amitiés

Claude Sarfati