Archive pour la catégorie ‘Prophéties du Peuple Hopi’

L’arrivée d’une autre race comme prédit

Vendredi 17 avril 2009

 

hopi2horns

Le temps passait, les gens passaient et la
prophétie des choses à venir passait de bouche en
bouche. Les tablettes de pierre et les écrits sur
les rochers étaient souvent regardés par les
anciens. Ils attendaient dans la crainte, en se
rappelant la prophétie selon laquelle une autre
race allait venir parmi eux et revendiquer leur
terre. Ces gens allaient essayer de changer notre
mode de vie. Ils auraient une « langue douce » ou
une « langue fourchue », ainsi que de nombreuses
choses pour nous tenter. Ils utiliseraient la
force pour nous obliger à sortir les armes mais
nous ne devions pas tomber dans ce piège car nous
allions être mis à genoux et nous ne serions plus
capables de nous relever. De même, nous ne
devrions jamais lever nos mains contre aucune
nation. Nous appelons aujourd’hui ces gens les
Bahanna.

Raconté par Dan Katchongva, du Sun Clan,
qui vécut de 1865 à 1972 Traduit en anglais par
Danaqyumptewa Edité par Thomas Francis Traduit en
français par Didier Wolfs

La fondation du village d’Oraibi

Mardi 14 avril 2009

 

hopi-dessins

Le village d’Oraibi fut établi et construit en
accord avec les instructions du Grand Esprit. Le
chef du Clan de l’Arc fut le père de l’ordre
cérémonial. Ils restèrent sous la direction du
Clan de l’Arc pour un certain temps, peut-être
jusqu’à ce que la corruption s’installa. Comme
vous vous en souvenez, le chef du Clan de l’Arc
du passé avait souillé son rang en prenant part
aux changements du mode de vie.

Plus tard, le Clan de l’Ours prit le relais.
Peut-être parce que l’ours est fort et puissant.
Il y a peut-être eu d’autres raisons, comme une
prophétie qui dit qu’un ours, dormant quelque
part dans un endroit au Nord de ce qui est
aujourd’hui appelé Europe, se réveillera et se
rendra au Nord de cette terre. Ce groupe est
appelé le Clan de l’Ours parce qu’ils trouvèrent
un ours mort à l’endroit du symbole du bouclier.
La plupart des gens importants disent faire
partie du Clan de l’Ours, y compris le Clan de
l’Oiseau Bleu et le Clan de l’Araignée.

Le vœu que nous avions fait au Grand Esprit nous
obligeait à suivre son mode de vie. Il nous donna
la terre pour que nous l’utilisions et en
prenions soin par nos services cérémonials. Il
nous instruisit et nous montra la façon dont nous
devions gouverner nos vies. Nous avons inscrit ce
schéma sur un rocher pour que celui-ci nous
rappelle de toujours suivre le droit chemin. Si
les Hopi dévient de cette route, Il nous
reprendra cette terre. Ceci est l’avertissement
que nous a donné Maasau’u.

Le village d’Oraibi fut bien établi. Les peuples
en migration s’y rassemblaient et demandaient à
être admis dans le village. Le Kikmongwi et les
grands prêtres considéraient toujours leurs
demandes et basaient leur jugement sur leur
caractère et leur sagesse. Ceux qui montraient
des signes d’orgueil étaient éconduits et on leur
conseillait d’aller vers les mesas du sud où
vivaient des gens comme eux. Seuls les gens bons,
humbles et sincères dans leurs prières étaient
admis.

Un de ces groupes était le Clan du Coyote. Il
venait de Sh-got-kee (Si-aht-ki), près de Walpi.
Il y avait plusieurs raisons pour qu’on les
considère comme étant mauvais, mais dans un sens,
ils étaient intelligents. Au début, ils ne furent
pas autorisés à joindre le village. Mais
lorsqu’ils firent leur quatrième demande, ils
furent acceptés en accord avec la coutume. Ils
devaient agir en protecteur et en temps de
troubles, ils devaient supporter et aider le
porte-parole. Mais ils furent avertis d’être
prudent. Et c’est la façon dont nous procédâmes
avec tous les clans parce qu’entre-temps, la
plupart d’entre nous avaient voulu tricher ou
tromper les leaders pour obtenir la gloire ou la
renommée ; ce qui nous conduisit à corrompre
notre façon de vivre et à ébranler nos croyances.

Le dernier groupe à être admis à Oraibi fut le
Clan de l’Aigle Gris. Alors qu’ils finissaient
leur migration, ils s’installèrent d’abord à un
endroit appelé aujourd’hui New Mexico. Comme
c’était un peuple qui aimait faire la guerre, et
c’était vraiment des provocateurs, ils furent
chassés par les Indiens Pueblo. Ils se dirigèrent
alors dans notre direction et s’installèrent à
Mishongovi sur le Second Mesa, à la condition
qu’ils n’aillent pas se quereller ou créer des
conflits. S’ils rompaient cette promesse, ils
devraient partir sans résistance. Mais, ils
créèrent un nouveau conflit et partirent comme
promis. Ensuite, ils se rendirent à Oraibi et
demandèrent à y être admis. Après plusieurs
tentatives, ils furent autorisés à venir avec la
même promesse que celle faite à l’autre village,
qu’ils s’en iraient volontairement s’ils
provoquaient des agitations ou s’ils rompaient
leur promesse. Conformément à cet accord, le
leader du village Mishongovi considérerait de les
accepter de nouvea u sur le Second Mesa ou de les
envoyer au New Mexico où les Indiens Pueblo
pourraient faire d’eux ce qui leur semblait
juste.

Plus tard, lorsque que nous fûmes forcés de
quitter le village d’Oraibi et que nous nous
installions à Hotvela, ils vinrent avec nous,
avec le même accord. Cet accord vaut toujours
aujourd’hui. De nouveau, ils provoquèrent des
agitations et furent obligés de s’en aller. Ils
sont le germe de toutes les destructions dans
notre village. Ils ont trahi la Nation Hopi parce
qu’ils s’inclinent devant ceux qui viennent avec
de jolis mots, et ce faisant, ils en tirent
profit et obtiennent des avantages. Pour eux, il
n’existe que deux façons d’agir : celle du Grand
Esprit ou celle de Bahanna. Ils furent obligés
d’aller à Mishongovi comme convenu. Les gens
là-bas les attendaient mais n’eurent pas le
courage de faire ce qu’ils avaient promis. Et ils
se cachèrent lâchement derrière la loi de Bahanna
inventée par les hommes.

Parmi les cérémonies de chaque groupe, la prière
pour la pluie était importante afin que la
récolte soit bonne et produise de la nourriture
en abondance. Le peuple en dépendait pour sa
survie. Les orgueilleux n’étaient pas admis afin
que les prières ne soient pas corrompues.

Oraibi était maintenant bien établi. Le schéma
des ordres religieux était établi. Cycle après
cycle, nous montrions à travers nos cérémonies
notre respect à notre Mère Terre, notre Père
Soleil, le Grand Esprit et à toute chose. Nous
étions heureux car unis.

Raconté par Dan Katchongva, du Sun Clan,
qui vécut de 1865 à 1972 Traduit en anglais par
Danaqyumptewa Edité par Thomas Francis Traduit en
français par Didier Wolfs

La rencontre avec Maasau’u près d’Oraibi

Samedi 11 avril 2009

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Avant que ne commencent les migrations, Maasau’u
avait fait savoir, peut-être sans le dire
clairement, que le premier qui le trouverait
serait le leader. Plus tard, il devint clair
qu’il s’agissait là d’un moyen d’évaluer leur
vraie nature.

Lorsqu’ils le trouvèrent, les gens se
rassemblèrent et s’assirent avec lui pour parler.
La première chose qu’ils voulurent connaître
était l’endroit où il vivait. Il répondit qu’il
vivait un peu plus au Nord à un endroit appelé
Oraibi. Pour une certaine raison, il ne le nomma
pas complètement. Le nom complet est Sip-Oraibi,
signifiant quelque chose qui a été solidifié, se
référant au fait que c’est à cet endroit que la
terre fut solidifiée.

Ils demandèrent la permission de vivre là avec
lui. Il ne répondit pas directement car il voyait
le mal en eux. « C’est à vous de décider », dit-il.
« Je n’ai rien ici. Ma vie est simple. Tout ce que
je possède, c’est un bâton pour planter et mon
maïs. Si vous voulez vivre comme moi, et suivre
mes instructions, le mode de vie que je vous
offrirai, vous pouvez vivre ici avec moi, et
prendre soin de la terre. Alors vous aurez une
vie longue, heureuse et fructueuse. »

Ensuite, ils lui demandèrent s’il allait être
leur leader, pensant qu’ainsi ils seraient
assurés d’une vie paisible. « Non », répondit-il,
« celui qui vous a amené ici sera votre leader
jusqu’à ce que vous réalisiez votre mode de vie. »
(Car il voyait dans leurs cœurs et savait qu’ils
avaient encore beaucoup de désires égoïstes).
Ensuite, je serai votre leader, mais pas avant,
car je suis le premier et je serai le dernier. »
Ayant donné les instructions, il disparut.

Raconté par Dan Katchongva, du Sun Clan,
qui vécut de 1865 à 1972 Traduit en anglais par
Danaqyumptewa Edité par Thomas Francis Traduit en
français par Didier Wolfs