Archive pour la catégorie ‘Poésie’

Le dernier matin d’Alain Corneau

Mardi 31 août 2010

Alain Corneau 2

Le cinéaste français Alain Corneau, dont le dernier polar « Crime d’amour » vient de sortir dans les salles, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à l’âge de 67 ans dans un hôpital parisien, a-t-on appris auprès de son agent.

Ses obsèques seront célébrées samedi à 14H30, au cimetière du Père Lachaise à Paris, a annoncé son agent Artmedia.

Passionné de cinéma américain, Alain Corneau était aussi producteur et scénariste.

En 2004, l’ensemble de son œuvre avait été distinguée par le Prix René Clair et, en 2010, il s’était vu décerner le Prix Henri-Langlois.

En 1992, « Tous les matins du monde », qui relate l’histoire d’un joueur de viole au XVIIe siècle interprété par Jean-Pierre Marielle, avait connu un vif succès public et reçu le César du meilleur film.

Alain Corneau était le compagnon de la cinéaste et écrivain Nadine Trintignant.

En 1990, j’étais allé voir Nocturne Indien qui est l’adaptation d’un livre de Tabucci, je suis sorti de cette projection profondément bouleversé. Lien DVD

Je connaissais Alain Corneau pour ses films policiers : « Police Python 357« , « Série Noire« , « Le Choix des armes« , ou son grand film fleuve : Fort Saganne

J’étais à mille lieues de penser que ce réalisateur pouvait comprendre, montrer l’Inde avec tant de vérité et de poésie.

L’année suivante, « Tous les matins du monde » confirmait le potentiel de ce grand réalisateur.

Bon voyage, à bientôt: Claude Sarfati

Mélancolie

Vendredi 27 août 2010

melancolie

Il y a des jours où, quand le jour se lève,
On voudrait rentrer tout au fond d’un rêve
Et puis, soudain, lorsque le clocher sonne,
Il y a des jours où l’on n’est plus personne. (Lire la suite…)

Saint Francois Sainte Claire

Dimanche 25 juillet 2010

saint françois 5

 

…Au treizième siècle il y avait les marchands, les prêtres et les soldats. Au vingtième siècle il n’y a plus que les marchands. Ils sont dans leurs boutiques comme des prêtres dans leurs églises. Ils sont dans leurs usines comme des soldats dans leurs casernes. Ils se répandent dans le monde par la puissance de leurs images. On les trouve sur les murs, sur les écrans, dans les journaux. L’image est leur encens, l’image est leur épée. Le treizième siècle parlait au cœur. Il ne lui était pas nécessaire de parler fort pour se faire entendre. Les chants du Moyen  Âge font à peine plus de bruit que la neige tombant sur de la neige. Le vingtième siècle parle à l’œil, et comme la vue est un des sens les plus volages, il lui faut hurler, crier avec des lumières violentes, des couleurs assourdissantes, des images désespérantes à force d’être gaies, des images sales à force d’être propres, vidée de toute ombre comme de tout chagrin. Des images inconsolablement gaies. C’est que le vingtième siècle parle pour vendre et qu’il lui faut en conséquence flatter l’œil-le flatter et l’aveugler en même temps. L’éblouir. Le treizième siècle a beaucoup moins à vendre- Dieu ça n’a aucun prix, ça n’a que la valeur marchande d’un flocon de neige tombant sur des milliards d’autres flocons de neige…

Christian Bobin

Le très-Bas

Editions Gallimard

 

Bonne lecture, bonne écoute, bon dimanche: Claude Sarfati

Aire de repos, chants ensoleillés

Dimanche 11 juillet 2010

vacances 2

Cette année, les vacances résonnent encore avec retrouvailles.

Plus que les autres années car nous avons des visites mexicaines…

Retour, revenir en soi au-travers des « autres ».

Les vacances, c’est d’ abord un retour avant d’être un départ.

Vincent Delerm: Les Piqûres D’Araignée

Amitiés, à bientôt, bon dimanche: Claude Sarfati

Larmes du théâtre, L’âme de Terzieff

Jeudi 8 juillet 2010

terzieff2

 

Né à Toulouse le 27 juin 1935
Décédé à Paris le 02 juillet 2010 (Lire la suite…)