Articles avec le tag ‘Nagual’

Naviguer dans l’inconnu 1

Jeudi 25 juin 2009

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Par Daniel Trujillo Rivas.

Mr Castaneda, pendant des années vous êtes resté absolument anonyme. Qu’est-ce qui vous a conduit à changer cette condition et à parler publiquement des enseignements que vous et vos trois compagnons avaient reçus du nagual Juan Matus ?

Ce qui nous a poussé à disséminer les idées de don Juan Matus est un besoin d’expliciter ce qu’il nous a enseigné. Pour nous, c’est une tâche qui ne peut plus être reportée. Ses trois autres étudiantes et moi-même sommes arrivés à la conclusion unanime que le monde que don juan Matus nous a présenté se trouve à l’intérieur des possibilités perceptuelles de tous les êtres humains. Nous avons discuté entre nous de quel pourrait être le chemin approprié à prendre. Rester anonyme de la façon proposée par don Juan ? Cette option était inacceptable. L’autre chemin possible était de disséminer les idées de don Juan : un choix infiniment plus dangereux et épuisant, mais le seul qui, d’après nous, ait la dignité avec laquelle don Juan a imprégné tous ses enseignements. (Lire la suite…)

Où en serions-nous si tout avait pu être prouvé ?

Vendredi 5 juin 2009

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Interview de Castaneda par Kala Ruiz

Le 26 janvier 97 l’inattendu arriva: Castaneda apparut devant des milliers de personnes réunies pour un séminaire, afin de confirmer que le chemin du guerrier existe, que c’est une expérience possible qui peut être pratiquée par n’importe qui, par le biais de la Tenségrité. Le pittoresque personnage était là, le sorcier nagual. Tout petit et mince, avec des yeux d’aigle, riant joyeusement, jouant à inventer des instants, rompant le formalisme par des blagues intelligentes.(…)

Comment définiriez-vous don Juan, votre maître et ami ?

C’était un chaman, bien que lui me disait toujours : « Je ne suis pas un chaman, connard, je suis un sorcier ! »- Il était grossier.

Qu’est-ce que la sorcellerie ?

C’est l’art d’interrompre le flux du système d’interprétation…c’est une autre manière d’interpréter. Dans l’ancien Mexique, il y avait un « genre » entier qui se vouait à élargir les limites de la perception. Des choses incroyables pour le mental normal pouvaient arriver alors. C’étaient des êtres rituels, capables de cacher des choses d’une valeur inestimable. (Lire la suite…)

Stopper le monde.

Samedi 23 mai 2009

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Voir Castaneda – Psychology Today (1972) - deuxième partie:

Est-ce que don Juan utilise régulièrement des drogues psychotropes pour stopper le monde ?

Non. Il peut maintenant le stopper à volonté. Il m’a dit qu’il était inutile pour moi d’essayer de voir sans l’aide des plantes psychotropes. Mais que si je me comportais comme un guerrier et en assumais la responsabilité, je n’en aurais pas besoin ; elles ne feraient qu’affaiblir mon corps.

Cela arrive un peu comme un choc pour beaucoup de vos admirateurs. Vous êtes un peu comme un saint patron de la révolution psychédélique.

Il est vrai que j’ai des partisans et ils ont d’étranges idées à mon propos. L’autre jour, je me suis rendu à une conférence que je donnais dans l’état de Californie, à Long Beach, et un type qui me connaissait m’a montré du doigt à une fille et a dit : « Hé, c’est Castaneda. » Elle ne l’a pas cru parce qu’elle avait dans l’idée que je devais être très mystique. Un ami a récolté quelques-unes des histoires qui circulent sur moi. Le consensus est que j’ai des pieds mystiques.

Des pieds mystiques ?

Oui, que je marche pieds nus comme Jésus et que je n’ai pas de cales aux pieds. Je suis supposé être défoncé la plupart du temps. Je me suis aussi suicidé et je suis mort dans différents endroits.

Une de mes classes d’université à presque péter les plombs quand j’ai commencé à leur parler de phénoménologie et d’appartenance, et d’explorer la perception et la socialisation. Ils voulaient qu’on leur dise de se relaxer et de débrancher leur esprit. Mais pour moi, il est important de comprendre. (Lire la suite…)

Voir le Nagual

Vendredi 22 mai 2009

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Voir Castaneda – Psychology Today (1972) – première partie:

En suivant don Juan à travers vos trois livres, j’ai parfois eu l’impression qu’il était la création de Carlos Castaneda. Il est presque trop bien pour être vrai – un vieux sage indien dont la connaissance de la nature humaine est supérieure à presque tout le monde.

L’idée que j’ai inventée une personne comme don Juan est inconcevable. Il n’est pas vraiment le genre de personnalité que ma tradition intellectuelle européenne m’aurait conduit à inventer. La vérité est bien plus étrange. Je n’étais moi-même pas préparé à faire les changements dans ma vie que mon association avec don Juan impliquait.

Comment et où avez-vous rencontré don Juan et êtes-vous devenu son apprenti ?

Je finissais ma maîtrise à UCLA et je prévoyais de faire mon doctorat en anthropologie. Je voulais devenir professeur et pensais devoir commencer de la façon appropriée en publiant un petit article sur les plantes médicinales. Je n’aurais pas pu me soucier moins de trouver un zigoto comme don Juan. J’étais dans une station de bus en Arizona avec un ami universitaire. Il indiqua un vieil homme indien et dit qu’il connaissait beaucoup de choses sur les plantes médicinales et le peyotl. J’ai pris mes grands airs et me suis présenté à don Juan en disant : « Je sais que vous en savez beaucoup à propos du peyotl. Je suis un expert en peyotl (j’avais lu « Le Culte du Peyotl » de Weston La Barre) et ça pourrait être intéressant pour vous que nous déjeunions et discutions ensemble. » Eh bien, il m’a juste regardé et ma bravoure a flanché. Je suis resté complètement engourdi et sans voix. D’habitude j’étais très agressif et verbal, alors ce fut pour moi quelque chose d’extraordinaire d’être réduit au silence par un simple regard. Après cela, j’ai commencé à lui rendre visite et environ un an plus tard, il m’a dit qu’il avait décidé de me transmettre sa connaissance de la sorcellerie qu’il avait lui-même reçue de son maître.  (Lire la suite…)

L’art du Nagual

Dimanche 17 mai 2009

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Pour mieux connaître Carlos Castaneda,

et  les chemins qu’il nous révèle à la lecture de ses livres.

Je vous propose ce lien où vous pouvez lire une interview  très rare.

Ensuite un enregistrement audio qui raconte la « première rencontre » de Carlos Castaneda avec  le peyolt (passage d’un livre) d’une manière originale.

Puis un autre enregistrement audio d’une émission de France culture.

Bon dimanche, bonne lecture, bonne écoute.

Claude Sarfati