Articles avec le tag ‘Aimer’

Le SOI selon Ramana Maharchi (2)

Dimanche 26 février 2012

Tout homme sait : je et ce monde existent.

Lorsque l’on pousse la recherche plus loin en s’interrogeant : existent-ils en tout temps?

et s’ils sont vraiment réels, ne doivent-ils pas être dissociés du temps, de l’espace et de la différenciation?

Mais en est-il vraiment ainsi ?

il devient alors évident que le je et le monde ne sont perçus qu’à l’état de veille et de rêve, mais pas en sommeil profond.

Par conséquent le je et le monde apparaissent à certains moments et disparaissent à d’autres. Ils sont créés, ont leur existence, puis disparaissent.

Mais d’où viennent-ils? Où se maintiennent-ils? Où vont-ils quand ils disparaissent?

De tels phénomènes peuvent-ils être considérés comme réels?

En outre, je et le monde, créés, préservés puis détruits sont perçus dans les états de veille et de rêve, mais pas en sommeil profond.

En quoi ce dernier état diffère-t-il des deux autres?

En sommeil profond, les pensées sont absentes, tandis que dans les deux autres états elles existent.

Nous pouvons donc en conclure que les pensées sont à l’origine du je et du monde.

Amitiés: Claude Sarfati

Tout ce manque de tendres (Jacques Brel)

Dimanche 9 octobre 2011

Jacques Brel est mort le 9 octobre 1978.

Voilà plus de trente ans, il ne voulait déjà plus depuis longtemps participer à la grande farce humaine.

Il aimait pourtant les hommes plus que Dieu lui-même.

Il les aimait pour leurs imperfections, leurs maladresses.

Aujourd’hui, même l’ile des Marquises n’est plus assez éloignée pour échapper à la bêtise.

Les singes de nos quartiers pratiquent le cynisme avec une fierté affichée.

La douleur est à ceux qui l’ont méritée,

les coupables sont les pauvres, les exclus, les pas beaux.

La superbe s’étale et suinte partout dans les médias et les conversations.

La stigmatisation est monnaie courante

un sans emploi est un assisté,

un retraité (un vieux) un exclu,

un handicapé une charge insoutenable, etc.

Jacques a choisi de rester aux marquises,

ici tous ses amis cachent des larmes dans leurs mains.

sur la planète des grands singes,

l’ère de la bêtise est glorifiée.

Le sacrifice humain est devenu parfaitement légal,

c’est la plus grande industrie de ce temps égoïste,

corrompu, avide, méprisant.

Quand on n’a que l’amour pour unique promesse…

Aujourd’hui on appelle cette race d’êtres humains,

les Indignés.

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Bien sûr il y a les guerres d’Irlande
Et les peuplades sans musique
Bien sûr tout ce manque de tendres
Il n’y a plus d’Amérique
Bien sûr l’argent n’a pas d’odeur
Mais pas d’odeur me monte au nez
Bien sûr on marche sur les fleurs
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr il y a nos défaites
Et puis la mort qui est tout au bout
Nos corps inclinent déjà la tête
Étonnés d’être encore debout
Bien sûr les femmes infidèles
Et les oiseaux assassinés
Bien sûr nos cœurs perdent leurs ailes
Mais mais voir un ami pleurer!

Bien sûr ces villes épuisées
Par ces enfants de cinquante ans
Notre impuissance à les aider
Et nos amours qui ont mal aux dents
Bien sûr le temps qui va trop vite
Ces métro remplis de noyés
La vérité qui nous évite
Mais voir un ami pleurer!

Bien sûr nos miroirs sont intègres
Ni le courage d’être juifs
Ni l’élégance d’être nègres
On se croit mèche on n’est que suif
Et tous ces hommes qui sont nos frères
Tellement qu’on n’est plus étonnés
Que par amour ils nous lacèrent
Mais voir un ami pleurer!

Lien vers d’autres articles sur Jacques Brel.

Amitiés: Claude Sarfati

C’est le monde, Ailleurs comme ici

Dimanche 6 mars 2011

revolution arabe

Départ vers le sud pour quelques jours…

Du dimanche 6 mars au dimanche 13 mars inclus.

Les consultations reprendront le lundi 14 mars.

Vous pouvez me laisser un message : 06.59.45.03.09

Une pensée pour nos frères arabes…

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A chaque heure, A chaque seconde
Tout le monde, Ailleurs comme ici
N’a qu’une seule chose au monde
C’est le monde, Ailleurs comme ici
Pourtant qui se moque du monde
Notre monde, enfin celui-ci
J’entends les murs qui me répondent
Tout le monde, tout le monde

Qui ne sait pas qu’on se ressemble
Tout le monde, Ailleurs comme ici
Qui ne sait plus rien faire ensemble
Tout le monde, Ailleurs comme ici
Y a des moments parfois j’en tremble
Tout le monde, et c’est ainsi
Ne voit que ce que bon lui semble
Tout le monde, Ailleurs comme ici
Ailleurs comme ici 

La nuit j’en perdrai le sommeil
Tout le monde, Ailleurs comme ici
Refait ce qu’il a fait la veille
Tout le monde, Ailleurs comme ici
Hier déjà c’était pareil
Tout le monde, Même avec des « Si »
Veut garder sa place au soleil
Tout le monde, Ailleurs comme ici

Moi je crois que le monde est tout
Tout le monde, malgré tout
Pourtant tout le monde l’oublie
Tout le monde, jour et nuit
Moi je crois que le monde attend
Tout le monde, tout le temps
Que le monde soit vraiment lui
Tout le monde, et lui aussi

Je le dis face à l’inconnu
Tout le monde, Ailleurs comme ici
Devrait mettre son cœur à nu
Tout le monde, Ailleurs comme ici
Il faudrait retrouver la vue
Dans ce monde, encore en sursis
Ce qui est perdu est perdu
Pour tout le monde, Ailleurs comme ici…

Hélène Segara

Ailleurs comme ici (2005)

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Bon dimanche,

Claude Sarfati