Archive pour mars 2010

Sans savoir que c’est un adieu (Jean Ferrat)

Dimanche 14 mars 2010

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Sans que je puisse m’en défaire
Le temps met ses jambes à mon cou
Le temps qui part en marche arrière
Me fait sauter sur ses genoux
Mes parents l’été les
vacances
Mes frères et sœurs faisant les fous
J’ai dans la bouche l’innocence
Des confitures du mois d’août


Nul ne guérit de son enfance

Les napperons et les ombrelles
Qu’on ouvrait à l’heure du thé
Pour rafraichir les demoiselles
Roses dans leurs robes d’été
Et moi le nez dans leurs dentelles
Je respirais à contre-jour
Dans le parfum des mirabelles
L’odeur troublante de l’amour

Nul ne guérit de son enfance

Le vent violent de l’histoire
Allait disperser à vau-l’eau
Notre jeunesse dérisoire
Changer nos rires en sanglots
Amour orange amour amer
L’image d’un père évanouie
Qui disparut avec la guerre

Renaît d’une force inouïe

 

Nul ne guérit de son enfance (Lire la suite…)

Le Bonheur d’être soi-même (Denise Desjardins)

Dimanche 7 mars 2010

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Denise Desjardins est née en 1923. Dès l’âge de vingt ans elle s’installe à Paris et se lance avec passion dans la peinture, puis fréquente les groupes Gurdjieff durant une dizaine d’années. A la fin des années 50, elle décide d’entreprendre un long voyage en Inde, de Paris à Calcutta, après avoir été littéralement happée par le regard d’un sage hindou sur une photographie. Durant plus de 20 ans, elle rencontre les plus grands sages de l’Inde traditionnelle, tels Mâ Ananda Mayi (la plus grande sainte de l’Inde du 20e siècle), et le maître vedantin Svâmi Prajnânpad.
Accompagnée par son mari Arnaud et ses deux jeunes enfants, Denise Desjardins renonce alors sa vie d’artiste parisienne et vit, sur les routes improbables de l’Orient, un parcours qui se révèle finalement être un « chemin », une quête intérieure authentique. (Lire la suite…)